Le sacre du printemps

Hier soir je suis allée voir un film que j'attendais avec impatience: Pina (de Wim Wenders). J'aime Pina Baush depuis des années et j'avoue, pour l’avoir vue sur scène de son vivant, j'avais beaucoup d'appréhension sur le film.
Je fus transportée. Les danseurs, les paysages, la légèreté des corps, la fragilité.  
Bref, rentrée chez moi, encore dans le souvenir des mouvements, j’enfilai ma petite nuisette vintage, en soie sauvage, mis mon rouge à lèvres et commença un ballet improvisé dans mon salon.  Pendant 15 minutes j'ai ondulé frénétiquement, cheveux détachés, bretelles tombantes, bouche carmin, je faisais littéralement partie de la troupe de la regrettée chorégraphe, j'étais bien. 
Et bien moi je dis qu'un quart d'heure de Pina vaut bien mieux qu'une heure de pilates, ou 1 heure de psy, même si cela m'a couté deux bleus et un vase.